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29 - Ecotrace

Les raquettes à neige font le bonheur des amoureux de la nature. Toutefois, l’engouement sans pareil que connaît ce loisir sportif pourrait mettre en péril les grands espaces helvétiques. Pour (r)éveiller les consciences écologiques, des panneaux didactiques seront plantés pour la première fois cette année sur certains sentiers romands. Gros plan sur le tout nouveau concept suisse «ecOtrace», qui pourrait bien s’exporter.



Categorie : Sports, Loisirs
Auteur : Frédéric Rein
Photos : Phot’eau Nature

Chausser des raquettes à neige, c’est faire un grand pas en direction de la nature. Une nature qui ne demande presque rien en retour, encore moins d’être polluée par ceux qui viennent à sa rencontre! A l’heure où cette pratique sportive suscite un enthousiasme sans pareil, beaucoup craignent que ses adeptes ne sacrifient, souvent par ignorance, cet environnement d’exception sur l’autel de leurs loisirs. Afin de parer à la dégradation de son terrain de jeu, la Fédération suisse de raquette à neige (SwissSnowshoe Federation) s’est dotée d’une commission environnementale nommée «ecOtrace» et donné pour mission de sensibiliser le grand public à cette cause, de faire en sorte que la vision des aiguilles des sapins qui jalonnent les parcours ne chatouille pas seulement l’imaginaire, mais également les consciences écologiques!
Pour la première fois cette année, des panneaux didactiques ont ainsi été placés sur certains itinéraires de Suisse romande… «Quelque 25 régions affiliées aux sentiers raquettes ont accepté de baliser leur parcours familial. Nous avons volontairement choisi des itinéraires allant de 3 à 5 km, car ce sont les seuls où passent toutes les catégories de raquettistes», commente Laurent Buchs, à la fois président de la Fédération suisse de raquette à neige et membre de la commission «ecOtrace».
Concrètement? Six panneaux par sentier ont été semés, un peu comme des cailloux dans un fameux conte de Perrault, pour se rappeler quel est le bon chemin environnemental à suivre! Et ici, le héros de l’histoire, ce n’est pas le Petit Poucet, mais David Raque't, le lièvre qui accompagne les randonneurs, panneau après panneau. «Notre mascotte évoque sur chacun d’entre eux une thématique environnementale générale qui trouve le même écho sur tous les parcours pour raquettes de Suisse. Et on insiste sur l’intérêt de changer son comportement. Nous abordons ainsi le thème de la forêt, qui protège du vent, de l’érosion ou des avalanches; de la faune, qui peut être fortement dérangée par le «hors piste»; de la flore, qui se prépare en hiver pour le printemps, et dont le développement peut être mis à mal par les sorties de sentiers; des déchets laissés dans le sillage des raquettistes; de la pollution de l’air que l’on engendre en venant en voiture faire des raquettes; et de l'impact des chiens en liberté, qui peuvent stresser les autres usagers et le gibier», précise Laurent Buchs, d’ores et déjà satisfait de l’accueil réservé par les communes et les offices de tourisme, et qui se réjouit des perspectives d’avenir: «Le Tessin a déjà affirmé son intérêt pour ce concept, tout comme la France et l’Italie…» Une initiative bienvenue, car la nature n’attend finalement qu’une seule chose en retour des émotions qu’elle nous offre: du respect!

www.ecOtrace.ch


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