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29 - Vancouver 2010

Du 12 au 28 février 2010, tous les regards seront braqués sur cette ville de l’Ouest canadien, qui accueillera les 21ème Jeux olympiques d’hiver. Et cette grand-messe télévisée nous réserve quelques surprises inédites. A commencer par l’entrée en piste d’un nouveau sport olympique: le cross ski. De plus, les cérémonies d’ouverture et de clôture se dérouleront pour la première fois dans un stade fermé. Les médailles, quant à elles, auront exceptionnellement des formes ondulées, et une «maison de la fierté» sera même réservée aux athlètes gays, transsexuels et bisexuels! Petit détour en Colombie-Britannique.



Categorie : Sports
Auteur : Texte: Serge Greter

Lovée entre l’océan Pacifique et les montagnes de Whistler et Blackcomb, la ville portuaire de Vancouver semble puiser dans son décor de carte postale une certaine légitimité olympique. Mais son environnement d’exception n’est pas le seul à l’avoir prédestinée à accueillir les 21ème Jeux olympiques d’hiver, les troisièmes JO sur le sol canadien. Le caractère cosmopolite de la troisième plus grande agglomération du Canada semble avoir parlé en sa faveur. Ainsi, sur les plus de 2 millions d’habitants que comptent la ville et ses environs, près de 40 % sont issus de communautés étrangères (notamment asiatiques, européennes et amérindiennes). Le mélange des cultures inhérent à la grand-messe télévisée du sport mondial, aussi éphémère soit-il, va donc de soi dans la capitale économique de la Colombie-Britannique. Entre le 12 et le 28 février 2010, la pluralité des nationalités y sera au moins aussi importante que le nombre de porte-drapeaux qui défileront durant la cérémonie d’ouverture.   

Un inukshuk comme emblème

Et cette richesse culturelle est également affichée avec fierté sur l’emblème des JO de Vancouver, qui arbore un inukshuk stylisé. Cet empilement de pierres symbolise au Canada la communauté des Inuits, ainsi que leur art, à la fois abstrait et figuratif. Cet «épouvantail minéral» – dont le nom signifie «ce qui a la capacité d'agir comme un être humain» – était originellement utilisé dans la chasse traditionnelle pour leurrer le caribou et l’attirer dans un cul de sac. Baptisé Ilanaaq («l’ami») par le comité d’organisation des JO, cet emblème incarne «l'amitié, l'hospitalité, le dynamisme, l'esprit d'équipe, mais aussi les vastes paysages canadiens».
Une célébration de la tolérance et de l’intégration par le sport qui trouve également un écho inédit et surprenant sur le site de Whistler, où, pour la première fois dans l’histoire des Jeux olympiques, les athlètes gays, lesbiennes, bisexuels et transsexuels pourront se retrouver à la «maison de la fierté» («Pride House») afin de se détendre et de suivre les autres compétitions à la télévision.

Des chips autour du cou!

De fierté il sera également question sur les pistes glacées et enneigées, où les athlètes se jaugeront, 16 jours durant, à l’aune de leurs performances pour tenter de remporter le précieux or olympique. Ces fameux sésames, inspirés de l’œuvre artistique de la Canadienne Corrine Hunt, seront pour la première fois ondulés, leur donnant des faux airs de chips mais n’enlevant rien à l’émotion ressentie par ceux qui les auront autour du cou!
S’annoncent donc seize jours de joie et de larmes, de surprises et de désillusions, comme seuls savent nous en offrir les JO. Quinze disciplines, 86 épreuves au total, avec un nouveau venu en ski acrobatique: le ski cross. Lors de cette compétition, quatre concurrents s’élanceront en même temps sur la piste pour une soixantaine de secondes tout en sauts et en virages, la victoire revenant au plus rapide.
Les sports de neige et de glisse seront d’ailleurs répartis sur des sites majeurs distincts. Dans les montagnes de Whistler et Cypress pour les premiers, en ville pour les seconds. De fait, on aura, comme à Turin 2006, deux villages olympiques et deux places des médailles, séparés par deux heures de route. 
Uniques seront en revanche les cérémonies d’ouverture et de clôture qui prendront place dans le «BC Place Center». Pour assurer le show et parer à une pluviométrie importante en hiver, elles auront pour la première fois lieu dans un stade couvert. Quel paradoxe que de devoir s’enfermer pour mieux s’ouvrir au monde! Mais l’important est finalement qu’il va y avoir du sport, beaucoup de sports…  


Les JO de Vancouver sous l’angle environnemental

Avec «Vancouver 2010: Développement durable et traditions vivantes», le Musée olympique de Lausanne propose jusqu’au 11 avril une exposition qui revient sur l’un des trois piliers olympiques: le respect de l’environnement. En marge de cette exposition, différentes animations sont prévues, telles que des initiations à quelques sports d’hiver inscrits au programme des Jeux (biathlon, bob et curling). On peut également découvrir dans le parc olympique le mât totémique, symbole de la rencontre de la culture autochtone de la Colombie-Britannique avec l’Olympisme.  

 


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Vancouver – False Creek Marina – La baie de False Creek est un bras de mer qui pénètre au cœur de la ville de Vancouver.

Cypress Mountain – Vue du site qui accueillera les épreuves de ski acrobatique lors des Jeux Olympiques d'hiver en février 2010.

Vancouver – Place du Canada – Ancien pavillon canadien lors de l’Expo 86, cet édifice abrite aujourd’hui des institutions publiques ainsi que quelques entreprises privées.